Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 22:45

 

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Master Class Bertrand Blier, Forum des Images, Paris, 26 avril 2012.

 

 

 

A la question du critique et journaliste Pascal Mérigeau " Pourquoi faites-vous du cinéma ?", Bertrand Blier, loin d'avoir la langue dans sa poche, répond : «Parce que je me fais chier ! ».                                                                                

C'est par ces quelques mots de provocation qui donnent d'emblée le ton de la soirée que débute la Master class de Bertrand Blier qui eu lieu au Forum des Images le 26 avril dernier.

Pendant 1h30, le cinéaste irrévérencieux âgé de 73 ans a prouvé quil n'avait vraisemblablement rien perdu de son humour acerbe et de sa verve légendaire.

Il est ainsi revenu sur sa carrière débutée dans les années 60 en pleine Nouvelle Vague, évoqué son célèbre père, les films dont il est le plus fier, ceux qu'il regrette, son amour des acteurs, Depardieu et les autres...

 

BERNARD BLIER

 

Le cinema, il est tombé dedans quand il était petit à tel point que, lorsqu'on parle de Bertrand Blier, on rajoute souvent "le Fils de Bernard". Pourtant la carrière de Bertrand n'a jamais démérité face à celle de son illustre père, acteur fétiche de Michel Audiard. Aujourdhui encore, il est considéré comme l'un des scénariste-dialoguiste les plus brillants du cinema français, une figure incontournable, auteur à part entière et scénariste de la totalité de ses films ( ce qui est aujourd'hui assez rare).

Egalement homme de plume, il est l'auteur de plusieurs romans dont il adaptera certains d'entre-eux pour le cinéma ( Les Valseuses ou Beau-Père ).

Il confie hériter de ce père bibliophile, son amour des livres, en particulier pour les séries noires de Gallimard ou d'autres lectures moins saines que sont père prenait soin de cacher dans sa chambre d'enfant.

 

LES DÉBUTS

 

Très tôt, Blier, impose son style et déjà, dérange et provoque, à commencer par son premier film très controversé, Hitler connais- pas ! Sorti en 1963, ce docu-fiction est une enquête sociologique filmée sur la jeunesse des années 60. Mère célibataire, fils d'ouvriers ou d'entrepreneurs, lycéen, bourgeoise libérée, tous se livrent, sans tabou et sans concession, sur le travail, l'amour, la société, la politique ou l'avenir. Bertrand Blier signe un premier film interdit aux moins de 18 ans qui se voit retirer de la compétition à Cannes mais saffirme d'emblée contre les modes, les non-dits, lart confortable et convenu.

 

 

PROVOCATION

 

Ses films nont de cesse de jeter un pavé dans la mare du conformisme mettant en scène des marginaux âpres à vivre libre. Avec les Valseuses ou Tenue de Soirée, il devient le maître incontesté de la provocation en signant les 2 plus gros scandales du cinéma des années 70 et 80. Des dialogues crus, la sexualité débridée de ses personnages cyniques et désabusés deviennent sa marque de fabrique.

Souvent jugés polémiques  (voire misogynes), ses films sont, pourtant, dune actualité et dune modernité saisissante témoignant du monde, en prises avec leur temps, leur époque ou leur société.

 

 SA FIERTÉ

 

Avec distance et auto-analyse, il revient sur les films qui ont marqué sa carrière comme Merci la vie, sorte de Valseuses au féminin, qui reste pour lui son meilleur film et dont il est le plus fier:  "Parce que je trouve le risque magnifique. J'ai fait mon travail d'artiste. Je ne suis pas resté dans mon fauteuil à compter mes sous, je les ai dépensés. C'est ça un artiste. Personne ne pourrait le faire aujourd'hui, même pas Carax"

 

SES REGRETS

 

Il confie aussi ses regrets et revient ainsi sur Tenue de Soirée pour lequel il reconnaît aujourd'hui  être allé trop loin au niveau des dialogues ou Mon Homme, l'histoire d'une péripatéticienne au grand coeur, " je ne le revendique pas trop, je pense même avoir été trop loin dans la provocation. Parfois, on va trop loin dans l'audace, dans l'impudeur".

 

LES ACTEURS et DEPARDIEU

 

Il  reconnaît cependant avoir eu beaucoup de chance, en faisant jouer les plus grands acteurs du cinéma français : « Mes dialogues ont besoin de monstres sacrés. Ce sont des acteurs de légende qui rendent les  dialogues immortels ».  

Et ses films font tous la part belle aux acteurs et mettent en scène des duos devenus incontournables comme celui composé par Depardieu et  Dewaere dans Les Valseuses.

Il évoque le casting de ce film, marginal et magistral, auquel personne ne croyait au départ : " Depardieu n’était " pas assez beau" et Patrick  Deweare, quant à lui, « trop grand pour le rôle ».

Depardieu, peu connu à l'époque est depuis devenu un acteur indispensable au cinéma français, son acteur fétiche, sa source d'inspiration principale avec pas moins de 8 films en commun:

 

"À chaque fois que j'écris un personnage c'est toujours pour Gerard Depardieu même quand c'est une femme ou un animal ".

 

De Depardieu àDelon, Deweare, Carmet, Serrault, Marielle, Noiret, sans oublier son père, si tous ont répondu présent, reste un regret, ne pas avoir fait davantage de films avec Belmondo.

 

 

Aujourd'hui, il le regrette, l'homme s'éloigne de plus en plus du cinéma. Ces 3 derniers projets, "on les lui a jeté à la figure", les Côtelettes a été "un bide " en salles, son dernier film Le Bruit des glaçons a été très difficile à monter. Alors, l'homme aspire de plus en plus à faire " des trucs de son âge, des trucs de vieux" comme du théâtre, sa nouvelle marotte, ou encore écrire des livres, nous confiant :

"Je suis même devenu un cas d'école. Mes pièces et mes livres marchent fort mais le cinéma, ne veut plus de moi".

Et du Blier, on en redemande! On espère seulement que l'écrivain - metteur en scène gardera cette liberté de ton qu'on aime tant!

 

Lambinet Lorraine

 

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Par lorraine lambinet
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Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 12:47

affiche marilyn

 

 

 

2012 s'annonce déjà comme l'année des biopics, comprenez, ces films biographiques sur  des personnalités célèbres. 

Genre à la mode, presque autant que les films de super héros, les biopics n'ont pas finit d'inonder nos écrans cette année!
Après Hoover en janvier, Thatcher en février, Claude François en mars et avant La Callas ou Bernard Madoff c'est le film biographique sur Marilyn Monroe qui envoûtera nos écrans le 4 avril prochain avec My Week With Marilyn.
On pourrait se demander mais pourquoi autant de biopics?
La réponse est simple: le biopic est commercialement parlant un genre cinématographique rentable, presque à chaque fois un succès avec la garantie d' attirer au moins les nombreux fans, curieux de découvrir la vie de leur idole portée à l'écran. 
Souvent formatés et policés, les biopics ne sont pas, pour la plupart, de grands moments de cinéma ( mais un simple focus de A à Z du destin hors du commun d'une célébrité de sa naissance à sa mort) mais certains font parfois preuve d'un peu plus d'originalité...

My Week With Marilyn de Simon Curtis parvient a se jouer, de manière originale, des règles du genre, loin de la  simple biographie opportuniste ( les 50 ans de sa disparition ) ou de la performance d'acteur ( souvent récompensée au César ou Oscar).
Si le genre est très fortement intégré au star-system, mettant souvent en scène un poids lourd du box office pour incarner un autre personnage célèbre, My Week With Marilyn révèle une actrice moins connue du grand public, aperçue principalement dans des petits films indépendants. Scarlett Johansson a longtemps été pressentie dans le rôle de la mythique actrice mais c'est finalement une actrice moins blonde, moins pulpeuse, plus discrète aussi, qui l'incarne. 
Personne n'y croyait vraiment et pourtant si physiquement elle n'a rien à voir avec Marilyn, Michelle Williams est étonnante dans la peau du célèbre mythe. 
Un véritable challenge pour cette actrice brune qui adopte ici le blond platine et les formes pulpeuses de la star afin de se montrer à la hauteur du mythe mais sans jamais tomber dans un mimétisme outrancier, dans l'imitation sensationnaliste ou maniérée. 
Michelle Wiliams évite l'écueil propre au biopic, être un sosie sidérant de ressemblance: Marilyn Monroe c'est bien plus que des artifices, c'est une démarche, une gestuelle, une manière de parler, de sourire, de chanter et de danser aussi, et interpréter la star n'est pas si évident et même plus complexe qu'il n'y parait. 

Loin des biopics ultra- balisés et construits sur le même modèle ( trauma de l'enfance, gloire, excès, mort prématurée) My week With Marilyn n'est pas comme on aurait pu s'y attendre, un portrait classique de la célèbre actrice. 
De manière plus complexe et plus subtile, le film offre une autre facette de la star: 
un portrait original et intime, sans strass, ni paillettes, de celle qui est à l'époque la femme la plus célèbre et la plus puissante au monde mais aussi la plus malheureuse. 
Le mythe nous est évoqué à travers le point de vue et les mémoires de Colin Clark qui relate sa semaine magique avec non pas la star mais avec une femme simple et sincère, fragile et tourmentée, adulée mais incomprise. 

My Week With Marilyn vaut tous les documentaires et nous plonge dans les coulisses du cinéma pour mieux percer le mystère de la vraie Marilyn, loin de la blonde frivole. 
C'est une page d'Histoire du cinéma: nous sommes en 1956, pendant le tournage du film de et avec Laurence Olivier, Le Prince et la danseuse. 
Ce film marque un tournant dans la carrière de Marilyn Monroe qui cherche à s'émanciper et à changer son image de blonde idiote et sexy qui l'emprisonne et l'empêche d'être prise au sérieux. 
Pour mener à bien son projet, elle fonde sa propre société de production afin de marquer son indépendance remettant ainsi en cause la toute puissance des studios. Elle devient alors l'actrice la plus puissante bien déterminée à casser son image d'actrice populaire et être enfin reconnue comme une grande actrice. 

Le Prince et la Danseuse est sa première production. Pour rehausser son image d'actrice, elle exige, Laurence Olivier, le grand tragédien, comme partenaire. 
Elle exige aussi la présence rassurante d'un coach. Sur le tournage est présente Paula Strasberg, l'épouse du célèbre professeur d'art dramatique, Lee Strasberg, qui devient sa confidente et sa  conseillère personnelle depuis son année passée à l'Actor's Studio. 
Pour suivre les cours de la plus prestigieuse formation de l'Acteur, elle aura mis sa carrière entre parenthèse, quitté Hollywood dans l'espoir d'accéder enfin à des rôles plus motivants et plus complexes aussi. 
Mais Hollywood déteste les vedettes émancipées et leur mène la vie dure. Marilyn va connaître sa plus grande désillusion. 
Certains se moquent de cette prétention supposée comme Laurence Olivier, hautain et méprisant sur le tournage. Un tournage qui s'avérera finalement particulièrement éprouvant pour l'actrice qui pensait pouvoir enfin se débarrasser du carcan des rôles sexy. 
Film dans le film, My Week with Marilyn reproduit même certaines scènes du Prince et la Danseuse, un tournage sur lequel Marilyn Monroe n'est pas prise au sérieux. Ses exigences, sa technique de jeu et ses retards répétés énervent l'équipe et finissent par la mettre en position d'infériorité sur le plateau. 

C'est dans ce contexte, loin d'Hollywood (en Angleterre), en coulisses (loin des plateaux) que Colin Clark, jeune assistant sur le tournage, va côtoyer, le temps d'une parenthèse enchanté, non pas Marilyn mais Norma Jeane. 
Derrière le mythe de la blonde sexy, Colin Clark découvrira une femme seule, fragile, sensible, vulnérable, en proie au doute et qui ne rêvait que d'une chose être aimé pour ce qu'elle était vraiment. 



My Week With Marilyn est un biopic atypique qui pose un regard extrêmement précieux sur la femme qu'était vraiment Marilyn loin du star system et des studios hollywoodiens. Marilyn Monroe, la femme la plus sexy et adulée au monde n'aspirait qu'à une seule et unique chose, être elle-même, et le film lui redonne cette humanité retrouvée.
Au-delà du simple biopic, c'est un film intelligent qui pose aussi des questions et fait réfléchir sur la gloire, les méfaits de la célébrité ou les dangers de la starification.
Michelle Williams est bien placée dans la course aux Oscars...mais elle devra néanmoins se méfier de Meryl Streep et "la Dame de Fer"...Alors, My week with Marilyn sera t-il un tremplin pour la gloire et révélera t-il enfin au grand public la superbe Michelle Williams? On lui souhaite mais, avec ou sans Oscar, elle y est et restera épatante!
Rendez-vous le 26 février prochain!  

 

Lambinet Lorraine

 

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Par lorraine lambinet
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Samedi 17 mars 2012 6 17 /03 /Mars /2012 22:22

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Les Adieux à la Reine de Benoit Jacquot est ce qu’on pourrait appeler un film d’actrices et participe de ces films écrits, pensés, réalisés pour des actrices. 

Comme François Truffaut en son temps, Benoit Jacquot c’est l’homme qui aime les femmes. Son cinéma de Judith Godrèche (En 1990 dans La Désenchantée ) à Virginie Ledoyen (La Fille Seule en 1995 ) ou Isild Le Besco  ( Sade en 2000 ) n'aura de cesse de confirmer son irrésistible attirance pour les jeunes actrices. Le réalisateur se définit volontiers comme «  un portraitiste » : chacun de ses films est un portrait magnifique, touchant, parfois dérangeant de jeunes femmes, construit autour d’une actrice qu’il admire.

  Avec Les Adieux à La Reine, Benoit Jacquot adapte le livre de la romancière et essayiste Chantal Thomas, (Prix Femina 2002) et revient après La Fausse Suivante, Sade ou Adolphe, aux films en costumes, et plus précisément en juillet 1789, durant les trois derniers jours de la monarchie. 

Dans ce roman, on y retrouve les thèmes chers au réalisateur, celui de la féminité mais aussi l’ambiguité du sentiment amoureux et l’éveil des sens. 

Si les biopics, biographies filmées, ont actuellement la côte au cinéma, Benoit Jacquot évite de réaliser un énième film sur un des personnages le plus cinématographiques de l’Histoire de France, Marie-Antoinette. 

Plutôt que la reine, le film s’attache davantage à la ruche, ce château de Versailles peuplé par ses servantes, ses courtisanes et sa lectrice. 

Plutôt que la chambre royale ou les grands appartements de la reine, le film préfère errer dans l'envers du décor celui des bas-fonds lugubres de Versailles, ses couloirs insalubres, ses chambres austères ou ses souterrains envahis par les rats.

Ce qui intéresse Benoit Jacquot ce n’est pas tant la reconstitution historique mais surtout l’envie de faire ressentir l’Histoire du point de vue d’une femme. 

Les trois premiers jours de  la Révolution Française, car c’est bien de cela qu’il s’agit, sont vus à travers les yeux d’une étrangère à Versailles, une dame de compagnie qui participe à un évènement majeur de l’Histoire de France et face auquel, elle n’est pas en mesure de tout comprendre.

Sidonie Laborde, jeune lectrice de la reine ( beaucoup plus jeune que le personnage du livre) est un témoin naif,  innocent et aveugle de cette panique qui gagne peu à peu les lieux.  Tel un guide, tout est vu en fonction d’elle.  Elle est de chaque plan, des plans serrés, et chaque plan est conçu en fonction d’elle. De la chambre de bonne au Grands salons c'est elle qui nous embarque, via la caméra portée, dans les méandres du château.

Observatrice privilégiée de Marie-Antoinette, Sidonie vit une existence par procuration, une obsession presque amoureuse, un amour inconditionnel, proche d'une groupie, entièrement dévoué à sa reine, prête à tout jusqu'au sacrifice pour se faire aimer.

Ce film trouve une certaine résonnance dans notre époque : il y a quelque chose d'intemporel  comparable à la fascination qu'aurait aujourd'hui un fan pour une star.

  Mais bien plus que Versailles, Les Adieux à la reine c’est l’histoire d’une relation triangulaire entre  3 femmes non sans une certaine ambiguité sexuelle.

Si Sidonie fantasme sur la reine, celle-ci vit une relation fusionnelle avec la Duchesse De Polignac.

Il y a ainsi des rapports de pouvoir, de préférence et un passage de relais dans le film qui  n’est pas sans faire référence au propre Cinéma de Benoit Jacquot.

Ainsi, Virginie Ledoyen, muse de Benoit Jacquot en son temps ( La Fille Seule, La Fausse suivante), ne fait ici qu'une courte apparition laissant le champ libre à une nouvelle venue, une nouvelle héritière, dans le cinéma de Benoît Jacquot.

Pour Incarner cette lectrice, Benoit Jacquot désirait "une actrice en devenir dont la carrière sonnait comme une promesse d'avenir". 

Ce rôle, il a été écrit pour Lea Seydoux, un rôle sur mesure, certainement son plus beau, qui confirme à ceux qui en douteraient encore que la jeune actrice est assurément la plus prometteuse de sa génération. 

Si elle joue aux côtés de deux actrices lumineuses, Virginie Ledoyen mais aussi Diane Kruger qui incarne Marie-Antoinette, c’est pourtant elle qui est ici sublimée, filmée au plus près, se révélant à la fois mystérieuse et sensuelle.

 En apparence classique, Les Adieux à la Reine est un  film résolument moderne loin de l'historiographie ou du film académique. Et si le réalisateur prend des libertés qui pourront paraître dérangeantes pour certains ( l'homosexualité de la reine) son film se veut être davantage un thriller amoureux versaillais qu’un film d’Histoire.

Benoit Jacquot nous invite à une vision inédite de Versailles, la fin d’un règne, le déclin d’une société et le début d'une époque nouvelle, celle de la France moderne mais c’est aussi et avant tout une histoire passionnelle, universelle et intemporelle entre femmes dans laquelle les hommes n’ont résolument pas leur place…

 

 

Lorraine Lambinet

 

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  Lea Seydoux, la révélation de Benoit Jacquot.

 

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  Benoit Jacquot, Conférence de presse du 12 mars, Hotel Carlton-Lyon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par lorraine lambinet
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Samedi 10 mars 2012 6 10 /03 /Mars /2012 22:26

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Son nom ne vous dit peut-être pas grand chose, il est pourtant l’une des valeurs montantes du cinéma français.

En 2011, après plusieurs rôles de seconds plans, il a gagné en présence dans des rôles qui lui ont valu d'être remarqué par la critique.
On l’a ainsi vu en gitan fougueux et impulsif dans JIMMY RIVIERE, son premier grand rôle dans le film de Teddy Lussi-Modeste ou en gendarme taciturne et taiseux dans l’excellent polar décalé POUPOUPIDOU de Gérald Hustache-Mathieu: deux rôles très contrastés et nuancés, aussi crédible dans la rage que dans le silence, qui prouvent que Guillaume Gouix a déjà tout d'un grand!.

Authentique, sincère et passionné, nous avons rencontré cet acteur prometteur, venu au Cinéma le Zola le 8 mars dernier en tant que membre du jury dans le cadre de QUAIS DU POLAR et sa soirée de courts-métrages, COURTS DU POLAR.

L’occasion de vous le faire connaitre et d’évoquer avec lui le court-métrage, bien sûr, son rôle de jury, ses projets futurs et aussi Woody Allen avec qui il a tourné Minuit à Paris...


Si depuis sa création, en 2010, Courts du Polar soutient le court-métrage et le polar, il soutient également les jeunes auteurs. Guillaume Gouix comme membre du jury à Courts du Polar c’était comme une évidence car en plus d’être acteur, il est aussi réalisateur.
Il a ainsi signé son premier court et reçu aussi son premier prix avec ALEXIS IVANOVITCH VOUS ETES MON HEROS présenté dans de nombreux festivals l'an passé dont Cabourg, Angers ou Cannes d’où il est reparti avec la Mention Spéciale du Jury.
Pour Guillaume Gouix, le court-métrage est "un formidable espace de liberté et de recherche, une forme d’expression moins industrielle que le long-métrage".
Il avoue n’avoir eu aucune contrainte pour son premier court-métrage mais au contraire une certaine liberté dans le choix de son casting (des amis pour la plupart dont le formidable Swann Arlaud ou sa compagne, Fanny Touron), les lieux de tournage ou son sujet ( une histoire d'amour désenchantée).
Aujourd’hui ce court-métrage, juste et sensible, parcourt le monde et vient même d’être acheté par la Chaîne Canal+.


Et Guillaume Gouix ne va pas s’arrêter en si bon chemin: travailler avec des réalisateurs de sa génération (il tourne ainsi souvent des premiers films) lui a semble t-il donné des idées. Il nous a ainsi confié être attiré par le long métrage et être actuellement en pleine écriture.

C'est tout naturellement et de manière très spontanée qu' il a accepté pour Courts du Polar d’être membre du jury cette année. Une première fois pour lui et "une expérience intéressante" même si ce concept reste pour lui bizarre car "comparer des films les uns par rapport aux autres est un exercice difficile".
Cinéphile, il l'est. Il avoue voir beaucoup de films et apprécier particulièrement le cinema de Claire Denis mais aussi les films de Cassavetes ou de Samuel Fuller.

Malgré sa jeune carrière, Guillaume Gouix a déjà des souvenirs plein la tête. Son plus grand souvenir de tournage à ce jour, on lui en souhaite beaucoup d'autres encore, reste le film de Woody Allen, MINUIT A PARIS, qu' il évoque avec beaucoup de sincérité:
" même si tourner, c'est un bien grand mot. Si j'ai tourné, j'ai seulement passé 8 jours sur le tournage. C'était fou et magique à la fois et j’aurai accepté même si mon rôle c’était limité à ouvrir une porte. J’étais fasciné de le voir malgré son âge faire encore du cinéma".

Si le film JIMMY RIVIERE lui a mit le pied à l'étrier avec de nombreuses propositions, tout cela est loin de lui monter à la tête. Guillaume Gouix préfère plutôt prendre son temps et choisir ses rôles, bien convaincu qu'une carrière se construit aussi sur des refus. 
On devrait malgré tout, le croiser cette année encore sur les écrans. Une année résolument belge pour Guillaume Gouix puisqu'on le verra à l’affiche de 2 films belges. Il prendra ainsi la route avec un copain dans MOBIL HOME, le premier film de François Pirot puis dans HORS LES MURS où il incarnera un jeune bassiste homosexuel.
Et une chose est certaine, il n'a pas encore finit de nous surprendre!
Alors, retenez bien son nom car on a pas fini d’en entendre parler!
Nommé cette année aux Cesar dans la catégorie Meilleur espoir Masculin dont il était le grand favori, il est pourtant reparti sans prix mais qu'importe, Guillaume Gouix s'impose doucement et sûrement. À 28 ans, il est encore jeune et quoi qu'il en soit on le surveille de près!

 

Lorraine Lambinet

 

 

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Le Jury Courts du Polar au grand complet. Jeudi 8 Mars 2012, Cinéma le Zola.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par lorraine lambinet
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 09:59

 

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  Le Cinéma Le Zola de Villeurbanne accueillera le 8 mars prochain la 3ème édition du Concours Courts du Polar.

Présenté dans le cadre du Festival Quais du Polar, l'un des événements les plus importants consacré au genre polar en France ( 37 000 visiteurs en 2011), Courts du Polar est né d'une volonté de s’ouvrir aux jeunes cinéastes et au monde florissant du court-métrage.

Après les films, les livres, les salons consacrés au genre polar, désormais nous avons les courts-métrages noirs.

Parmi les 100 candidatures reçues cette année, ce sont 7 films, les 7 plus beaux hommages au genre, qui ont été retenus et seront en compétition afin de remporter en partenariat avec la Société Transpalux et L’Institut Lumière, le 3ème Prix Courts du Polar.

 Fort de son succès, la sélection s’élargie et s’ouvre désormais à l’Europe entière.

Une occasion unique d'aborder le polar au-delà des frontières et de découvrir une sélection venue des quatre coins de l’Europe. 

  De La Pologne aux Pays Bas, en passant par l’Espagne, le Royaume Uni, La Suisse sans oublier la France, Courts du Polar présente un tour d'horizon des jeunes talents européens.

  Du polar classique au polar psychologique, délirant, visuel ou stylisé, le polar version court sera ce soir dans tous ses états!

  Après l'actrice Myriam Boyer en 2011, c'est Guillaume Gouix ( l'acteur révélé en 2011 dans le polar Poupoupidou ou dans le film Jimmy Riviere pour lequel il a été nommé aux derniers Cesar) et les autres membres du Jury ( Marie Le Gac de Rhône-Alpes Cinéma, le journaliste et critique de cinéma, Vincent Raymond et l'auteur lyonnais, Jean-Pierre Chiron) qui récompenseront le meilleur d'entre eux.

 

Alors, après Nous du français Olivier Hems et après le court-métrage italien Storia Di Nessuno de Manfredi Lucibello qui remportera Le Prix Courts du Polar 2012?

Mystère et suspense....

Le lauréat sera révélé pendant le Festival Quais du Polar le 31 mars prochain, en attendant venez frissonner au Zola le 8 mars prochain!

 

 Lorraine Lambinet

 


Toutes les infos sont sur

www.courtsdupolar.com

 

 

 

 

Les courts-métrages sélectionnés:

 

 - KICK DOWN de Olivier Egli  ( Suisse)

- MAN IN FEAR de de Will Jewell ( Angleterre )

- VANISHING de Bartosz Kruhlik ( Pologne )

- THE ET GAUFRETTES de Delphine Priet-Mahéo ( France )

- SHE’S LOST CONTROL de Haritz Zubillaga ( Espagne )

- TUSSENSTOP de Jan Van Gorkum ( Pays Bas )

- LA HUIDA de Victor Carrey ( Espagne )

 

 

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Guillaume Gouix, acteur et réalisateur :

Après quelques rôles de seconds plans, il est en 2011 l'acteur français qui monte : il a été gendarme taciturne dans le polar décalé Poupoupidou de Gerald Hustache-Mathieu, amoureux romantique dans Et soudain, tout le monde me manque de Jennifer Devoldère et on l'a aperçu dans Minuit à Paris de Woody Allen. Mais c'est sa prestation explosive dans Jimmy Riviere de Teddy Lussi-Modeste qui lui vaut une nomination aux César du meilleur espoir. Il est déjà passé derrière la caméra avec un premier court-métrage, Alexis Ivanovitch vous êtes mon héros présenté à la semaine de la critique au dernier Festival de Cannes.

m.legac

Marie Le Gac, responsable du bureau des auteurs à Rhône-Alpes Cinéma

Elle travaille depuis 2007 au sein de Rhône-Alpes Cinéma où sa mission consiste à soutenir et accompagner les écrivains, scénaristes et réalisateurs de la région. Elle désire établir une relation continue entre le court métrage et le long métrage, deux domaines de la création cinématographique soutenus par Rhône-Alpes.

v.raymond

Vincent Raymond, journaliste et critique de cinéma

Actuellement responsable de la rubrique Culture de l'hebdomadaire Tribune de Lyon, il est aussi en charge d'émissions consacrées à la culture et au cinéma sur la chaîne Lyon TV et codirecteur artistique du Festival de courts métrages Handica Apicil.

jp.chiron

Jean-Pierre Chiron, écrivain

Professeur des écoles, il est l'auteur de plusieurs romans et nouvelles dont La Calanque Turquoise et le polar Les notes qui s'aiment.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par lorraine lambinet
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